Exercice d’écriture 7.

Cette fois-ci les consignes (et l’image) viennent après, histoire de ne pas vous spoiler 🙂

La tarte aux pommes sur le rebord de la fenêtre de sa voisine sentait si bon qu’Aïdo ne put s’empêcher d’aller la sentir de plus prêt. Il huma les fruits chauds et en frémit d’envie. Il jeta un coup d’œil rapide autour de lui et, ne voyant personne, l’entama. Il ferma les yeux de contentement. De toute façon, il comptait sur son ouïe très développée. Mais il y avait tant d’insectes qui bourdonnaient et d’oiseaux qui sifflaient joyeusement qu’il ne distingua pas la mégère quand elle approcha. Prit sur le fait, Aïdo se figea.

            — Toi ! s’exclama la femme. Oh tu vas me le payer cher !

Prit de panique, le gourmand ne parvint qu’à émettre un grognement plaintif avant de déguerpir à toute vitesse. L’autre sorcière avait surement déjà empoigné son affreux balai pour le chasser. Elle ouvrit la porte à la volée et se lança telle une furie à sa poursuite. Aïdo prit ses jambes à son cou. Il détala jusqu’au fond du jardin où il entreprit de grimper la bute de cailloux qui séparait ce jardin de celui d’à côté. Ni une ni deux, il était en haut et risqua un regard en arrière. Les brins drus au bout du manche sifflèrent juste au-dessus de ses oreilles. Il reprit sa course sans demander son reste. La mégère s’acharnait un peu trop pour une simple tarte. Elle tenta de grimper la bute mais les graviers roulèrent sous sa masse et elle glissa. Le gourmand se félicita alors de son poids plume et en profita pour prendre de l’avance. Il devait à tout prix rentrer quelque part pour se cacher. La grange de la vieille fermière serait parfaite. Bientôt, il se retrouva devant un mur au moins dix fois plus haut que lui. Il n’avait pas le choix. Il prit son élan et sauta de toutes ses forces. D’un bond il put atteindre le sommet de l’obstacle de pierre. Il se hissa sans efforts et disparut de l’autre côté. Fier de son exploits et désormais à l’abri car jamais la mégère ne parviendrait à le suivre, il trottina tranquillement au milieu du potager sans se soucier d’écraser les plantes. Il grimpa ensuite à une fenêtre ouverte en biais et entra dans la grange sans problème grâce à sa souplesse. Il s’assit sur une botte de foin et laissa son cœur se calmer. Personne ne le trouverait ici. Aïdo se lécha alors les coussinets et entreprit de faire sa toilette. Son museau avait bien besoin d’être lavé après ce bon repas.

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tarte.png

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Sujet : Aventures à travers les yeux d’un chat.

Contrainte : transforme un événement très banal en quelque chose d’épique sans que l’on se doute qu’il s’agisse d’un événement banal à la base.

bon, je ne sais pas si on peut parler d’épique vraiment, mais en tout cas ce que fais Aïdo pour s’en sortir parait extraordinaire avant qu’on comprenne que c’est un chat et donc que ses exploits sont tout à fait commun. Je me suis dis que ça passerait 😀 Vous en dites quoi ?

Aido

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10 réflexions sur “Exercice d’écriture 7.

  1. Héhé, je sais pas pourquoi mais j’ai eu l’impression que c’était un chien, même si c’est pas très logique (à la fin hein) ^^
    Et maintenant je sais pourquoi tu m’as dit ça 😉

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  2. J’ai bien aimé ton texte 🙂 Par contre comme une nouille je me suis spoilée sans faire exprès dès le début du coup je ne peux pas te dire si l’effet de surprise fonctionne ^^ Mais je pense qu’on se doute que c’est un animal à cause de la tarte mangée sur le rebord de la fenêtre, qui met la puce à l’oreille…
    Peut-être qu’il aurait fallu rester flou et ne pas mentionner la tarte. Genre en donnant une ambiance fantastique et en faisant croire que le personnage est un héros doté de pouvoirs qui a une quête : piquer un truc à une sorcière pour reprendre des forces (ou un truc comme ça). Après il se fait courser et on croit qu’il arrive à s’échapper grâce à ses pouvoirs de rapidité/souplesse. Et à la fin paf on nous annonce qu’en fait c’est juste un chat qui a mangé une tarte sur le rebord de fenêtre d’une mémé…

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  3. Bon jour,
    Au départ, j’avais pensé une espèce de gros rat, mais bon en plein jour … Et puis il a eu cette fameuse phrase :  » Aïdo prit ses jambes à son cou « . Donc, un humain ? Genre garnement 😉 Ou alors un genre de petit singe 🙂 et puis à la fin de lecture : « Aïdo se lécha alors les coussinets et entreprit de faire sa toilette ». Donc, probablement un genre de félin, voir … un chat. 🙂
    En tout cas, on prend part à cette action de bout en bout.
    Max-Louis

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    1. merci merci ^^ le but était de faire croire à un humain pour que son saut paraisse incroyable et oui c’est un chat, du coup son bond en haut du mur n’a rien d’extraordinaire 🙂 je suis contente que ça ai eut l’effet escompté !

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  4. C’est la contrainte que je t’avais donnééééééée 😀 Je trouve qu’elle est bien traitée et la petite histoire très rigolote ! Sacré Aïdo ! Bravo pour avoir réussi cet exercice 😉
    Deux petites erreurs relevées :
    On parle de butte avec deux t et non pas de bute.
    « Fier de son exploits » => sans s à exploit.

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