L’atelier d’écriture du week-end N°6.

atelier

Aloha mes petits chocolats ! 😀 Aujourd’hui c’est Atelier d’écriture et on va bien s’amuser. Je vous propose de commencer tout de suite, parce que j’ai rien à dire XD

L’histoire dans le tableau – Temps : 2h.

Première étape : Choisir un des deux tableaux proposé ci-dessous. (Ils sont de Kandinsky)

 

Alors, ça y est ? Parfait !

Deuxième étape : Ecrivez ce que vous voyez dans le tableau et faites en une liste. Moi par exemple j’ai choisi le tableau 2.

Ce que je vois :

  • Je vois un tacos renversé duquel sort une tomate moisie en bas à droite.
  • Je vois une part de pizza tombée du mauvais côté en haut à gauche.
  • Je vois un bout de bacon industriel trop parfait à droite, vers le milieu.
  • Je vois deux cornes de gazelle juste au-dessous.
  • Je vois deux couteaux de cuisine à leur place dans le range couteaux en bois, mais l’un des deux est plein de sang au milieu.
  • Je vois un champignon en bas à gauche.
  • Je vois une feuille de papier pliée et tachée d’encre bleu au milieu.
  • Je vois des rideaux opaques en haut à gauche.
  • Je vois une lampe Lava en bas à gauche avec les ronds et le demi-cercle blanc.

Troisième étape : Et c’est là que ça devient vraiment fun, écrivez une histoire qui contienne les éléments que vous avez vu dans le tableau que vous avez choisi. Attention, il doivent tous apparaître. Pas de genre imposé, vous en faites ce que vous voulez, mais vous n’avez droit qu’à deux pages 😉 eh oui, sinon c’est trop facile.

C’est donc ici que vous allez retrouvé Marco-Polo, les deux flic que vous avez déjà vu dans Feo (histoire que vous pourrez lire ici [ou sur wattpad si vous êtes inscrit], si vous ne l’avez pas encore fait et que vous avez aimé ce duo) Sur ce, je vous donne mon texte. Bonne lecture. (j’ai tout casé, mais j’ai pas fini l’enquête 😛 je vous mettrai la fin un jour)

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inspiration pour Marco-polo 😛

L’histoire :

            — Bon sang cette odeur, c’est infecte ! s’exclama le bleu en entrant dans le studio.

            — Je ne pensais pas que tu le sentirais avec ton nez bouché, le railla son collègue.

            — Tu rigoles ou quoi ? C’est encore pire qu’un cadavre oublié depuis un mois…

Stavinsky avait entièrement raison, mais Nuñez aimait le faire tourner en bourrique.

            — Après le carnage chez North&Smith, je pensais que tu serais immunisé.

Le bleu pâlit à ce souvenir, ce n’était pas du tout pareil. Ils examinèrent ensemble ce qui avait tout l’air d’une scène de crime.

            — Alors, qu’est-ce que tu vois ? questionna Marco.

            — Une pizza qui se prend pour une tartine beurrée, un tacos qui a vomi son âme… Oh un bout de bacon en plastique pas complètement mangé par les champignons !

Nuñez lui donna une coupe de coude.

            — Arrête de faire l’idiot, on a compris que c’était sale.

            — D’accord, ça va ! Bon… Déjà, il n’y a pas de cadavre, avança Paul Stavinsky.

            — Pourtant c’est bien une scène de crime ?

            — Oui, trop de sang sur la moquette pour qu’il n’y ait pas de mort.

            — Tu vois quand tu veux.

Nuñez prenait des notes sur un calepin et conseillait à son collègue de faire pareil. Il jeta un coup d’œil en arrière et vit son capitaine.

            — Continue d’observer, je vais voir Bruner, annonça Marco.

Il laissa le bleu seul avec son carnet et rejoignit le patron à qui on apportait un café noir. D’habitude il demandait sèchement ce qu’ils avaient pour le moment, mais il semblait d’assez mauvaise humeur. Il ne prononça pas un mot et se contenta d’un signe de tête pour toute question.

            — Il n’y a pas de victime sur place patron, mais vu la quantité de sang, soit on a volé des poches au don du sang, soit quelqu’un s’est vidé ici avant d’être transporté ailleurs.

Bruner grogna. Heureusement on vint sauver Nuñez in extremis.

            — J’ai l’arme du crime. Ce couteau plein de sang était gentiment rangé à sa place dans le bloc range-couteau en bois, avec d’autres. A croire que le tueur a exécuté un geste tout à fait anodin. Je file donner ça au Labo’ pour analyse, avec un peu de chance on aura l’identité de la victime avant ce soir, affirma Cole, l’assistant du légiste avant de disparaître aussitôt.

            — Voilà une première bonne nouvelle, s’enthousiasma Marco en forçant un peu le trait afin d’éviter le regard assassin de Bruner.

            — Qui est le proprio’ de ce studio, questionna ce dernier d’une voix rauque.

            — Un certain Monsieur Macmahon, il le louait à un type qu’il trouvait louche : Jay Wayatt. Apparemment il ne sortait jamais de l’appart’ mais il payait toujours en temps et en heure pour le loyer. Comme il avait trois jours de retard ça lui a mis la puce à l’oreille. Il a ouvert avec sa clef et nous a appelé tout de suite.

Le capitaine acquiesça et fit signe à Stavinsky de le rejoindre.

            — Vous avez un indice, le bleu ?

Paul montra un papier dans une pochette plastique, il avait une énorme tache d’encre bleue au milieu.

            — J’ai ramassé ça sur la petite table du salon. J’ai l’impression qu’on a essayé de cacher ce qu’il y avait écrit dessus. Le gars qui vivait là avait vraiment peur de quelque-chose.

            — Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

Alors Stavinsky expliqua ce qu’il avait observé. Tout d’abord il avait remarqué que toutes les fenêtres étaient obstruées par d’épais rideaux bleus, totalement opaques. En plus de cela la décoration avait vraiment quelque chose d’étonnant. On trouvait des bouts d’aluminium partout, notamment sur un casque de vélo qui en était entièrement recouvert. Il ne possédait aucune télé, aucun téléphone, aucun ordinateur et il ne pensait pas à un vol car il n’avait pas trouvé d’endroit ou la poussière n’avait pas pu se poser. Sur le canapé figuraient quelques magazines traitant d’aliens, d’ondes tueuses et de théories du complot. Il ne manquait plus qu’une lampe Lava bien vintage et on avait le portrait type de l’illuminé qui dit avoir vu des extra-terrestres.

            — D’après toi on a affaire à un mec un peu dérangé ? voulu préciser Nuñez.

            — Carrément ouais. Mais contrairement à ce qu’il craignait, ce ne sont pas les ondes qui l’ont eu. Ou alors elles sont devenues sacrément coriaces !

Stavinsky esquissa un sourire, mais le perdit bien vite en voyant sa blague tomber à l’eau et s’enfoncer dans les abysses.

            — Beau boulot le bleu. Maintenant trouvez-moi le corps, le félicita Bruner avant de s’en aller.

Il n’avait pas fait deux pas qu’on l’interpelait.

            — Capitaine, j’ai un cadavre ! lui criait le légiste qui inspectait les lieux.

Bruner se retourna aussitôt.

            — Où ça ?

            — En fait, à la morgue, chez nous. J’ai demandé à mon assistant de vérifier, il vient de me le confirmer. On a trouvé ce pauvre gars y’a deux jours dans une benne : lacérations au couteau, mais pas mortelles. Il avait été achevé à coup de corne de gazelle. On a avait retrouvé une encore planté dans son ventre…

            — Ah oui, je m’en rappelle bien, geignit Paul, pâle une fois de plus.

            — Oui, Je viens de trouver la seconde corne sous le canapé. Du coup on a le corps et l’identité de la victime. C’était bien Jay Wayatt.

Bruner se tenait soudain plus droit, ce revirement le ravigotait.

            — Bon, Stavinsky et Nuñez, vous allez interroger les voisins et le proprio pendant que mon cher légiste ira réexaminer le cadavre à la recherche de nouveaux indices. Avec un peu de chance, ce sera réglé avant ce soir, hein ? Vous avez intérêt, j’ai rendez-vous ! ordonna le capitaine.

Sur ce, il se retourna et s’en alla pour de bon, de la paperasserie l’attendait. Ses agents le regardèrent disparaître, bouche bée, puis reprirent le travail.

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Et voilààààà !! J’espère que vous vous êtes amusé autant que moi. Et si vous avez envie de râler parce qu’il manque la fin, surtout n’hésitez pas 😛 J’ai bien besoin d’un coup de pied au fesses pour la finir celle-là. Gros bisous à vous et à bientôt pour de nouvelles aventures 😀

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