L’atelier d’écriture du Week-end N°8

atelier

 

Eh oui mes chocolats ! On reprend les choses sérieuses ! 😉

Pour commencer un petit rappel du fonctionnement, comme ça fait longtemps :

Vous pouvez participer via votre blog, dans les commentaires, ou juste pour vous sans partager. Je ne suis pas là pour vous donner une note, hein, c’est à votre bon vouloir. Pas d’inscription, pas d’obligation, pas de stress (y’a point S – Raaah !) c’est que du fun. Si vous n’avez pas compris quelque chose ou si vous voulez plus de précisions n’hésitez pas à me poser des questions, j’y répondrai dans le mesure du possible. L’essentiel, c’est de s’amuser 😉 Toutes les séances font 2 heures.

Voilà. Maintenant que c’est bien frais dans votre tête, on va commencer par un petit échauffement des neurones pour se mettre en condition.

Exercice 1 : Boule de neige – Temps 30 min.

L’exercice est simple à comprendre, mais pas forcément à mettre en oeuvre. Il faut faire une phrase (qui ai un sens bien sur) avec des mots de plus en plus long, en commençant par un mot de 1 lettre et en ajoutant 1 lettre à chaque fois. Les apostrophes coupent un mot en deux (L’un = 2 mots) tendis que les tirets couplent deux mots (Marie-Thérèse = 1 mots). Vous vous arrêtez quand vous l’en pouvez plus, mais il faut essayer d’aller le plus loin possible. Personnellement, j’en étais à 14 à l’atelier ^^ (attention, une seule phrase, donc pas de point avant la fin !)

C’en est fait, seule encore, souvent misérable, finissant vulnérable ; Rose-Blanche, bienheureuse, affaiblissait inévitablement.

Y’a surement moyen de faire mieux, je compte sur vous 😀

Exercice 2 : Le grain de blé – Temps 1h30.

Cela peut paraître un peu long, mais c’est un exercice en trois partie de 30 minutes. D’ailleurs je vous conseille vivement de lire les consignes une à une et pas toutes en même temps. C’est a dire d’appliquer chaque consigne avant de lire la suivante. C’est ainsi que j’ai procédé à l’atelier. Sinon on anticipe, on se facilite la tache et c’est moins drôle.

Alors pour commencer, il s’agit de raconter la naissance d’un grain de blé. Oui, la naissance. Vous allez me dire quel grain de blé vous êtes, et où vous êtes avant semis.

Et n’allez pas voir plus loin !

 

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Voici ce que j’ai fais moi :

Bonjour ! Oui, oui c’est moi qui te parle. Le grain de blé, là. Tu me vois ? N’ai pas peur. Oui je parle, je sais, c’est étrange. Je suis un grain de blé qui a été tellement modifié génétiquement que j’ai même acquis l’intelligence. Mon intérieur est fait entre autre de synapses nouvelles générations qui me permettent de parler par la pensée. C’est d’ailleurs cette incroyable faculté qui a fait que j’ai été choisi pour cette mission. Ma mission ? C’est simple ; pousser sur Mars. Moi et mes comparses grains de blé avons pour but de lancer l’agriculture de la planète rouge afin que les hommes puissent y établir un village. En attendant, ils m’étudient au microscope pour voir si je vais bien et si je suis toujours viable. C’est pour cela que tu me vois ici, entouré de mes amis, sur la table de recherche du laboratoire. Le voyage vers la station Martienne n’a pas été de tout repos, j’ai été ballotté dans tous les sens, alors ils ont raison de vérifier. Je me remets doucement, mais il me faut un peu de calme. Ma différence me rend sensible.

Et voilà ! Vous y êtes ? Vous êtes sur ? bon. Alors passons à la consigne suivante.

La deuxième partie du texte consiste a décrire le moment ou le grain de blé est semé et germe. A vous de jouer.

Trichez pas !

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Voilà mon texte :

Tiens. Revoilà l’astronaute scientifique. Il m’a déjà ausculté, il avait l’air content. Je déteste quand il me tripatouille, mais je suppose que je vais encore y avoir droit. J’ai l’impression d’être un chien qui va chez le vétérinaire. L’astronaute prend tout le plateau de grain, je suis content de rester avec les copains, c’est rassurant. Ça ballote dans tous les sens quand il marche, j’ai le tournis moi à force de rouler. Je me demande bien ce qu’il va faire de nous exactement. Son collègue est là aussi. Qu’est-ce qu’il fait avec cet engin effrayant ? Je n’aime pas les machines moi, j’ai toujours peur qu’elles me broient. Sans doute une réminiscence d’une vie passée. On ne va quand-même pas aller là-dedans ? Si, on y va… Il fait tout noir dans le compartiment en plastique de l’affreuse machine. On est les uns sur les autres, c’est désagréable. J’avais dit que j’avais besoin de calme, il me semble ! Quel est ce bruit assourdissant ? C’est un engin de l’enfer, ma parole ! Et ça vibre, maintenant. Je vais être malade, sortez-moi de là tout de suite ! C’est assez à la fin. Quelque chose bouge sous mes camarades et moi, on dirait une sorte de tapis roulant. Je glisse. On glisse. Suivez le guide. Comme si on avait le choix. C’est bien la peine d’être intelligent si c’est pour être traité ainsi. Je tombe dans un trou, me voilà seul dans une case. Ça glisse encore. Un bras mécanique m’attrape, je ne l’ai même pas vu venir. Je revois enfin la lumière ; celle, fade, des lampes humaines dans la serre. Au moins, il y a de la terre ! Je suis ravi de la retrouver. Je vais pouvoir me détendre. Le robot infernal me dépose en douceur – il était temps d’y penser ! – au fond d’un trou et me recouvre. La terre est légèrement humide et pile à la bonne température. Dommage qu’il fasse encore si noir. Je crois que là, je dois pousser. Ça va prendre du temps. Tu n’es pas pressé ? Non, tu n’es qu’une vulgaire poussière, qui me colle, tu as tout ton temps. C’est marrant, je sens le haut et le bas. C’est presque impossible à expliquer comme sensation mais je sais dans quel sens envoyer ma tige et mes racines. Ça me chatouille quand ça pousse, et puis j’ai l’impression de me vider. Heureusement, ça ne fait pas mal. Chouette ! Mes racines ont trouvées des nutriments. Ça va me donner des forces, je commençais à me sentir un peu faible. Enfin, mes premières feuilles jeunes poussent vers la lumière. Les autres sont comme moi, je les vois. C’est sympa de les retrouver, je me sens moins seul. Si je continue de monter comme ça, je vais finir par avoir le vertige. De verte, ma tige vire au jaune, je suis bientôt prêt. Vois comme je fais avancer la science ! Quel honneur. À mon extrémité haute, je côtoie désormais pleins de petits clones de moi. On s’entend drôlement bien, sauf pour savoir lequel est le vrai moi. Moi je sais que c’est moi, mais les autres croient le contraire. Aujourd’hui, je suis tout à fait prêt pour la récolte. 

Bon, ça y est ? Vous avez bien écrit ? Alors on va passez à la suivante, je vous fait confiance.

La troisième partie, c’est la mort du grain de blé.

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Eh si. Tout le monde meurt un jour, c’est comme ça. Pleurez pas. Toi au fond, tu te calme !

Je vous montre l’exemple :

Je vois déjà arriver une autre machine. Cela va encore être une galère. Mais, pour la science ! N’est-ce pas ? J’espère que ça ne durera pas plus longtemps que l’autre fois. La machine a coupé ma tige !  Ça fait mal ! Je suis vivant moi, pourquoi s’évertuent-ils à l’ignorer ? Bah, maintenant c’est fait. Je retourne dans le robot de malheur. Ça secoue encore plus qu’avant, tellement que je ne sais même plus où je suis. Je suis séparé de ma tige avec mes doubles et les copains et leurs doubles à eux. Là c’est sûr, on est vraiment très nombreux. Après un long temps à être ballottés en tous sens, la machine s’arrête enfin. Ça fait du bien le silence. L’astronaute a ouvert le compartiment. Il choisit une poignée de grains de blé et les emmène, mais pas moi. Aucun des moi. Je ne suis pas vexé, ce n’est pas plus mal. Je n’avais pas envie de me faire tripoter. Je ne sais pas où on va, mais on y va. Bon, l’inconvénient c’est que la machine se remet en route. Peut-être pour retourner à la terre ? J’avance vers quelque chose de très bruyant. Ça fait boum, boum, boum ! J’ai un peu peur là. C’est quoi cette lumière rouge ? C’est quoi ces cris ? Pourquoi les copains crient ? Y’a un gros morceau d’acier, là. Il monte, il descend. Un cri, un boum ! De la poussière s’envole quand il remonte, tout tremble. Mais c’est… de la farine ? Quoi ? De la farine, du sang de grain de blé quoi ! Vilaine poussière, ne sais-tu donc pas ? Es-tu poussière ? Es-tu farine ? Je te trouve drôlement blanche d’un coup. Je vais mourir. Boum !  C’est bientôt mon tour, poussière. Dis-moi vite, vite, si tu es en vie. Boum !

Et voilà ! Votre grain de blé a-t-il eu une belle et longue vie ? Une courte et douloureuse ? A-t-il vécu des aventures ? C’est-il fait chier dans son sac ? Un super-héros ? Un grand penseur philosophique ? Avait-il un slip ? Euh… Je m’emporte peut-être un peu là….

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Lui il a un slip ♥

 

Nan mais partez pas ! De toute façon c’est fini ! Pas de panique ^^’

J’espère que vous avez bien rigolé en tout cas et que ça vous donneras envie de revenir pour le prochain atelier ! Le week-end prochain je risque d’être assez prise, mais ne vous en faites pas, au pire ce sera le suivant 😉

Gros bisous, et à bientôt !

 

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