L’atelier d’écriture du week-end N°9

atelier

 

Bonjour mes chocolats ! J’espère que vous passez un bon dimanche 😉

Nous sommes enfin en juillet, c’est déjà le deuxième jour du camp NaNo, et j’ai pas pas encore écris un mot… Alors quoi de mieux pour se mettre en jambe qu’un petit atelier d’écriture ? 😉

Et ben c’est parti !

Enfin presque 😛 Avant de commencer je tiens à préciser que je saute une séance. Y’avait deux choses : Le portrait chinois (si j’étais, je serais…) trop classique et vu mille fois, je ne le trouve pas passionnant. Quant au deuxième, l’autobiographie fictive, je ne l’ai pas fait. Du coup j’ai pas vraiment noté les consignes et puis j’aime pas les autobio ^^’ Donc bon, session suivante ! (Ah et on passera la dernière aussi, qui consistait à écrire une nouvelle [thème souvenir] qui était bien pour nous faire bosser à la fac, mais pas très utile ici. Vous n’avez pas besoin de moi pour ça, mais d’AT !

Voilà, cette fois on y va !

Transformation d’un objet – Temps : 1h.

Comme le précédent, cet exercice ce fait en plusieurs étapes, qu’il ne faut pas brûler 😉

Etape 1 : Choisissez un objet quelconque autour de vous et décrivez-le objectivement, c’est à dire sans sentiment. (10 minutes) Ne trichez pas en allant voir plus loin ce qu’il se passe !

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Moi, j’avais mon thermos.

Description objective

C’est un thermos gris, avec dessus des dessins de plantes tropicales. Y’a beaucoup de feuilles vertes et quelques fleurs rouges. Les dessins commencent à s’effacer. Il reste le « é » de café qui était écrit et qui a disparu. Il a la taille d’une grande tasse environ. Cela sert à garder le thé du matin au chaud. En haut, il y a un loquet qui permet, s’il est ouvert, de boire et, s’il est fermé, d’empêcher la chaleur de sortir. Il est un peu sale sur le dessus, parce qu’il y a des miettes de pain.

Vous y êtes ? Bien !

Etape 2 : L’objet se présente subjectivement. Oui, votre objet va se mettre à parler de lui. Il peut se décrire, parler de ses sentiments, de sa vie, avoir des réflexions philosophique… Bref, il parle quoi ! (20 minutes) Ecrivez avant de voir la suite, petits chenapans !

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L’objet se présente subjectivement

Je suis un thermos. Autant vous dire qu’à l’intérieur de moi, ça chauffe malgré mon apparente froideur. C’est vrai, je le confesse, je suis un peu abimé. C’est dû à mes séjours répétés dans le sac. J’y suis toujours coincé comme une sardine entre la bouteille d’eau, la trousse, les livres et parfois même des fruits. Du coup, mes jolies décorations, qui m’habillaient si bien, s’effritent et disparaissent. J’étais beau avec mes feuilles tropicales, comme en vacances. Un côté chaleureux qui résonnait avec mon moi intérieur. Sauf que là, j’ai l’air d’une loque. Je sers depuis un mois et voilà le résultat ! Enfin, je n’ose pas me plaindre. J’étais destiné à un vieux qui aime le café, et je  ne suis pas mécontent de finir avec une jeune fille qui aime le thé. Au moins, quand je suis vide, je ne pue pas le café froid. Heureusement, malgré mon état piteux, je fonctionne très bien et suis assez grand. Je ne suis pas peu fier de mon don incroyable de garder la chaleur. Tous les contenants n’en sont pas capables.

Alors, ça y est ? Bravo ! On passe à la dernière étape.

Etape 3 : L’objet se transforme en animal. Et là, c’est le drame ! Votre objet parlant va soudain se transformer en animal tout aussi causant. Choisissez un animal qui selon vous ressemble à votre objet, vous y fait penser d’une façon ou d’une autre et racontez-nous comment ça se passe, ce qu’il en pense… (20 minutes)

Transformation en animal

Tiens, c’est bizarre ça. Je sens une sensation étrange. C’est comme si j’étais moins vide, sans qu’on me remplisse. Ou alors c’est moi-même qui me remplis ? Ça pique un peu partout. Mais depuis quand je peux sentir quelque chose ? Ça veut dire quoi, sentir ? Ah… c’est donc cela, avoir mal au crâne ?

                        Mais qu’est-ce qu’il s’est passé au juste ? Je viens de reprendre conscience avec un gros « pouf » ! Depuis quand ai-je une conscience ? Je veux dire, un thermos, ça ne dors pas, ça ne tombe pas dans les pommes. Même s’il a des pattes. Des pattes ? Ah ! Des pattes d’oiseaux, mais qu’est-ce qu’elles fichent collées à moi ? Je n’ose pas regarder. Voilà, je ne vois plus rien. Mais… Comment est-ce possible ? Qu’est-ce qui est devant mes… Yeux ?! J’en tombe à la renverse, je peux donc bouger par moi-même. Ça aussi c’est nouveau. Bon, courage. Observons. J’ai des ailes, me voilà bien. Un miroir, il me faut un miroir. Ah, une vitre, ça suffira. Voyons voir… comme on dit, un pied devant l’autre. Plus facile à dire qu’à faire quand on n’a jamais contrôlé des pattes. Je… je suis tout vert ! Et rouge ! Oh mon dieu, un énorme bec ! Je suis un perroquet ! Mais alors ? Plus de thé ? Plus de sac trop plein ? Mais c’est génial ! Et je peux voler ? Je bouge les ailes, en haut, en bas… Plus vite ! Je bats des ailes ! Ça y est ! Fabuleux ! À moi la liberté ! Je saute et je disparais, hop. Aïeuh ! Bon, je suis tombé, ça fait mal. Je n’avais jamais mal avant. C’est embêtant ça. Ce n’est pas agréable, d’avoir mal. Je commence à comprendre les humains, quand ils râlent parce que le thé trop chaud fait mal… Ouf… ma vie de thermos était moins risquée que ça quand même.

C’est fini ! Vous avez écrit une joli petite histoire, bravo !

Remettez vous vite de vos émotions, parce qu’on passe déjà à la suite.

Métamorphose en animal répugnant – Temps : 1 heure. 

Oui, c’est le thème du jour ! Cette fois, en prenant exemple sur la métamorphose de Kafka, vous allez vous-même, oui vous ! Vous transformer en l’animal qui vous répugne le plus ! Oui, c’est de la torture, je sais 😛 Cela se passe durant votre sommeil. Le matin, vous vous réveillez et, oh ! Vous n’êtes plus humain ! Racontez-nous se que vous allez vivre.

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Métamorphose en animal répugnant

Je suis actuellement planquée sous mon lit. En fait, ce matin, je me suis réveillée dans mon lit et tout de suite, j’ai senti que quelque chose n’allait pas. Déjà, je me sentais drôlement légère. Et puis en ouvrant les yeux ma vision était super bizarre… genre tout était super grand et déformé. J’ai d’abord pensé que j’étais encore en train de rêver. Mais j’ai bien dû me faire à l’idée que non. J’ai essayé de me pincer sans résultat. Faut dire que la première fois, pas facile de coordonner huit pattes. Vous avez bien lu. Huit pattes, longues et velues et répugnantes… Quand je les ai vu pour la première fois, enfin les deux les plus proches de ma tête, j’ai complètement paniqué. Je voyais déjà un monstre énorme me dévorer ! Mais je n’ai pas pu crier. Alors… oui, vous avez déjà deviné, hein ! C’est facile de dire ça après coup, quand on n’est pas concerné. Mais pour moi, ce n’était pas aussi évident. J’ai mis un temps fou à comprendre. Déjà, j’ai fini sur le dos tellement je me suis entortillée de peur avec mes propres pattes. Et on se moque des chiens qui mordent leur queue… Pour ma défense, ce n’est pas comme si je vivais tous les jours avec depuis ma naissance. Mais bref ! Quand je me suis enfin calmée en voyant que « le monstre » ne me faisait rien, j’ai arrêté de gigoter et j’ai pu voir que les pattes étaient accrochées à moi. Je n’ai même pas eu l’idée de les compter. J’ai juste essayé de comprendre ce qu’il m’arrivait, mais impossible de me voir correctement. C’est quand j’ai voulu trouver mon miroir que j’ai pris conscience réellement de la taille des meubles autour de moi. Jusque-là, j’avais cru à une hallucination, mais non, mon oreiller était aussi gros qu’une maison. Quand j’ai vu la hauteur de mon lit, j’ai d’abord pensé que j’en descendrais jamais, mais je sais pas pourquoi, y’a quelque chose dans ma tête qui m’a dit que si, suffisait de sauter. On ne peut pas dire que c’était vraiment une voix, ce n’était pas aussi clair que ça. Mais je l’ai senti, quoi. Enfin quand-même, j’ai hésité, hein. J’ai essayé de me raisonner mais d’un coup, j’étais en bas et puis voilà. Même pas mal d’ailleurs. C’est marrant parce que je me souviens pas avoir sauté, ni avoir atterri. Juste, j’étais par terre, quoi. Bon si déjà j’étais là, j’avais autant aller jusqu’au miroir. Un beau miroir posé au sol, bien pratique vu ma taille. Qu’est-ce que j’ai eu peur quand je me suis vue ! Je suis tombée à la renverse encore une fois, incapable de crier. J’ai regardé mon reflet du coin de l’œil plusieurs fois avant d’admettre que c’était bien moi. Je suis une araignée ! C’est vraiment monstrueux, dégoutant, effrayant… je déteste les araignées ! Et puis alors, une bien laide, hein. Pas une petite, non. Une grosse velue comme je les écraserais bien. C’est à ce moment-là que j’ai entendu ma mère se lever. J’ai eu encore plus la frousse qu’en me voyant. Elle avait plus tendance à mettre gentiment les araignées dehors qu’à les écraser, elle. Mais, voyons, avais-je seulement une chance de survivre à l’extérieur ? Là où j’aurais normalement eu un pas à faire, j’ai dû courir super longtemps pour arriver jusque sous mon lit. Surtout que bon, je ratais la moitié de mes pas et n’allait pas très droit. Les moutons de poussière sous mon lit n’ont jamais autant ressemblés à des vrais moutons… j’aurais dû faire le ménage. Maintenant je suis planquée là, et je ne sais pas du tout quoi faire.

Vous l’aurez deviné, je suis une araignée… Brrr ! J’espère que vous aurez survécu à l’horreur 😉

Et voilà mes Chocolatés, c’est déjà fini ! Mais figurez vous que j’ai des devoirs pour vous ! (Eh ouais, aujourd’hui, je suis sadique jusqu’au bout)

Pour la prochaine fois, je vous conseille déjà de réfléchir au photos sur lesquelles vous allez bosser. Il m’en faut deux. Un paysage tout d’abord, la photo n’a pas forcément besoin d’être de vous, mais il faut que cela vous touche, vous parle d’une quelconque manière (et il faut pas de gens dessus, c’est mieux). Et un portrait ensuite, un portrait qui vous touche aussi, bien sur. La personne doit être proche, on parle d’un vrai portrait, dans le sens stricte du terme. Pour savoir ce que vous allez en faire, il faudra revenir 😉

Bon dimanche et à bientôt !

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